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Culte des ancêtres

LE CULTE DES ANCETRES

Les Yoruba, fidèles à leur tradition religieuse, croient à l'immortalité de l'âme et à la réincarnation de chaque être humain. Cela signifie que les âmes des morts reviennent sur terre dans le corps des nouveau-nés, normalement dans leur propre famille, en sautant deux ou trois générations. Croire à la réincarnation signifie que la mort n'est pas un départ définitif, mais simplement un intervalle de temps entre la mort et une nouvelle vie dans un autre corps.

Pour cette raison, le vieux Yoruba attend sa mort paisiblement, car il sait que dans l'autre monde son âme immortelle restera en contact avec sa famille; il sera ainsi capable de participer à la vie quotidienne et d'influencer les destinées de sa famille. Son retour sur terre sera accéléré si les membres de sa famille prient et offrent régulièrement des animaux en sacrifice pour son âme. Cette croyance lie les jeunes aux vieux pendant leur vie sur terre. En effet, les plus jeunes ont beaucoup d'égards envers les anciens et cherchent à obtenir leur soutien après leur mort; les anciens de leur côté sont aimables et agréables envers leurs jeunes frères, afin de revenir le plus rapidement possible sur terre après leur mort.

La prospérité d'une famille dépend donc du bien être de ses ancêtres. Dans ce but on construit des sanctuaires particuliers, où l'on adresse des prières aux ancêtres et où on leur offre des sacrifices. Le sanctuaire ancestral permet aussi un dialogue entre les morts et les vivants. Un dialogue qui devient très important et fréquent surtout lors d’événements significatifs, comme les maladies, les accidents, la récolte, la sécheresse, ou le malheur.

L'union des morts et des vivants est fêtée par toute la population Yoruba pendant les festivals d'EGUNGUN. Pendant quelques jours, au printemps, des danses avec des masques particulièrement élaborés ont lieu dans plusieurs villages en l'honneur du culte d'EGUNGUN. Ces masques représentent les âmes des morts; le danseur est possédé par l'âme d'une personne morte qui attend encore sa réincarnation; ainsi cette danse est le témoignage d'une union entre les vivants et les morts provisoires.

Pour approfondir les connaissances sur les coutumes des Yoruba et sur le culte des jumeaux, Ia lecture de l'ouvrage de Gert et Mareidi Stoll, "lbeji Zwillingsfiguren der Yoruba » publiée en 1980 à Munich, est conseillée.

Droits d'auteur: Galerie Walu, Suisse, 2004

 

 

 

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